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commande mount
Désignation des supports de stockage
Pour monter une partition, il faut connaître son nom, son label, ou son UUID.
La commande mount (et le fichier /etc/fstab) permettent aussi de monter des partages réseau, cloud, etc.
Pour plus d'information à ce sujet, voir le chapitre Partage de fichiers, et en particulier le montage avec rclone.
Utilisation
La commande mount permet de manipuler tous les montages de systèmes de fichier de manière très précise.
Par exemple, pour monter la partition /dev/sdc3 dans le répertoire /mnt/stock :
sudo mount /dev/sdc3 /mnt/stock
Le système de fichier utilisé est détecté automatiquement.
Le point de montage doit être un répertoire, quelconque mais existant au moment du montage (par exemple un sous-répertoire de /mnt, mais ce n'est pas obligatoire) et de préférence vide puisque son contenu ne sera plus accessible tant qu'il sert de point de montage.
- dans
/etc/fstab: l'espace doit être remplacé par\040.
Nous allons voir comment spécifier des options ou le système de fichiers :
Format de la partition
Le type de fichiers est normalement détecté par la commande mount. Néanmoins il peut être nécessaire de lui imposer un format :
sudo mount -t [type] /dev/sdc3 /media/stock
Où [type] est le format de système de fichiers.
Voici les plus fréquents :
fat(FAT16)vfat(FAT32)ntfs3(obsolète depuis Jammy 22.04)tmpfsiso9660(disques optiques)
etc.
Exemples :
mount -t ext4 /dev/sdc3 /media/stock # Système de fichiers en ext4 mount -t vfat /dev/sdc3 /media/partage # Système de fichiers et FAT32 mount -t iso9660 /dev/sdd /media/cdrom # CD
On peut aussi monter des fichiers, comme par exemple des ISO (images disque) :
mount -o loop ubuntu-cdrom.iso /media/cd-installation
Droits par défaut du volume
Système de fichier Linux
En ce qui concerne les systèmes de fichiers qui prennent en charge la gestion des permissions (comme ext4, Btrfs, UDF, etc.), si vous souhaitez pouvoir écrire dans cette partition en tant que simple utilisateur, vous devez changer les permissions ou l'appartenance du répertoire racine de la partition.
Dans notre exemple précédent, si /dev/sdc3 est formaté en ext4 :
Après avoir monté la partition dans /media/stock :
sudo chown utilisateur /media/stock
Désormais cette partition appartient à l'utilisateur, peu importe où elle sera montée ensuite.
(Les droits sont attachés au répertoire racine de la partition et non au répertoire du point de montage.)
Système de fichier non Linux
Cas concret : vous avez une partition en FAT32 sur votre disque dur et vous voudriez, en tant qu'utilisateur lambda, pouvoir lire et écrire dessus.
Le système de fichier FAT32 ne spécifiant aucun droit, nous devons les lui spécifier lors du montage. Il faut alors indiquer à mount la valeur de umask adéquate grâce à l'option homonyme :
sudo mount -o umask=0 /dev/hda7 /media/win_d
Cette méthode a un inconvénient : les autorisations en exécution sont nécessaires pour les répertoires mais pénibles pour les fichiers. On peut alors préciser un umask pour chacun d'eux :
sudo mount -o fmask=111 -o dmask=0 /dev/hda7 /media/win_d
Vous pouvez également restreindre les droits en montant le système de fichier en lecture seule (c'est-à-dire avec aucun droit en écriture). L'option -o umask=0222 est alors toute indiquée.
Autres options
D'autres options peuvent être spécifiées au montage comme nous le verrons dans le paragraphe suivant. Les mêmes options (default, etc) peuvent être spécifiées avec mount, après "-o". Par exemple :
mount -t vfat -o defaults,rw,user,umask=022,uid=1000 /dev/sdc3 /media/stock
Voir aussi
Autres pages sur le sujet
- FUSE : Montage simplifié des systèmes de fichiers.
- rclone mount : Montage de système de fichiers à travers le réseau.
- FUSAUTO : faciliter l'usage de FUSE
- AutoFS : Automatisation du montage des systèmes de fichiers
- Discussion au sujet de cette page sur le forum.
